Mercredi 11 novembre 2009
Texas rodéo
Hi,
La semaine dernière on était presque sur Rodéo Drive, la mythique avenue de Los Angeles, quartier Beverly Hills, haut lieu du shopping de luxe (d'ailleurs, qui a fait des folies ??) . Aujourd’hui on va évoquer le rodéo, le vrai, la discipline qu’on n’apprendra jamais en passant ses
galops (ya pas des galops en équitation western ? bref, sinon : NON on n'apprend pas à monter à cheval avec des galops !! Mais parfois, il faut les
passer ... et là ... c'est le drame !!!)
Le rodéo est né aux Etats-Unis, tout simplement par nécessité. En effet, le rodéo ne se limite pas à tenir sur un cheval sauvage mais se décline en quatre spécialités : le saddle bronc, la
monte d’un cheval sauvage sellé ; le calf roping, la capture d’un veau au lasso, tout en chevauchant (the best
one !!!) ; le steer wrestling, la lutte avec un jeune bovidé à attraper à mains nues après l’avoir poursuivi à cheval ; et le bull riding, la monte d’un
taureau à cru.
Les terres libres et riches des Etats-Unis ont été propice au développement de troupeaux gigantesques de bovins. De plus, les gouvernements offraient facilement des terres à
leurs anciens soldats et les propriétaires de ranch vinrent à se côtoyer de plus en plus, malgré les vastes étendues américaines. Du coup, l’homme n’étant pas prêteur, les propriétaires ont
commencé à identifier leurs bêtes en les marquant au fer rouge, marque inaltérable prouvant définitivement son appartenance. Mais une fois toutes les têtes marquées restait le problème des petits
naissant en nombre à chaque printemps. Lorsque les petits étaient repérées, il fallait les séparer de leur mère et les immobiliser, d’où le calf roping et le steer wrestling du rodéo moderne. Par
ailleurs, pour avoir une monture « fraîche », il fallait parfois aller l’attraper au lasso au milieu d’une harde de chevaux. C’est la vie au ranch qui est à l’origine du rodéo :
d’ailleurs, rodéo vient de l’espagnol « rodear » qui signifie « tourner », parce que la seule manière d’arrêter un troupeau qui s’est emballé est de le faire tourner en rond.
Et tant qu’on est dans le vocabulaire, vous connaissez peut-être les « chaps », chaperreros en espagnol (mini chaps = mini chaperros alors,
j'suis géniale... non non, vous pouvez le dire) , genre de sur-culottes de cuir que les cow-boys mettaient par-dessus les jeans pour aller chercher les vaches sans se blesser
au milieu des épines. Et le Mustang si connu aujourd’hui grâce aux voitures vient de mesteños, cheval sauvage. (mmmhhhh Shelby GT 350 ... ou 500 ...
)
En 1868 apparut le barbelé, la ronce artificielle (qui te déchire les mains et qu'après t'as des cicatrices toutes moches à vie
...) , qui se démocratisa en 1874 et permit aux sociétés propriétaires des grandes exploitations de clôturer leur domaine (et
comment le train qui reliait la côte Est à la côte Ouest des USA pouvait passer ?? et à Daisy Town, y'avait des barbelés ? y'avait plus des cactus !!).
Mais l’homme est attaché aux traditions, alors il a perpétué le rodéo en tant qu’épreuve sportive, lui permettant de confronter ses capacités de cow-boy aux confrères des exploitations voisines,
voire plus loin, maintenant que l’argent s’est instigué dans un sport basé initialement sur des traditions et un savoir-faire.
(la vache ! là y'a un bon coup de cul !)
Comme ceux qui aiment les chevaux le ressentent à chaque fois qu’ils montent, le rodéo est avant tout un lien entre le cavalier et sa monture. Entraîné, le cheval ne se
contentera pas de courir à côté du bovin à attraper mais tentera d’aider son vacher.
Les épreuves du rodéo représentent les différentes étapes de la création de ce lien avec le cheval. Pour dompter un cheval sauvage, le cow-boy doit d’abord briser la résistance physique de
l’animal en le fatiguant (une fois crevé, il n’aura plus la force de vous envoyer valser), puis il devra lui donner confiance et lui apprendre à apprivoiser l’inconnu. Je vous le concède, les
huit secondes qu’un cow-boy doit tenir sur le dos d’un mustang déchaîné, sans toucher ni le cheval ni son propre corps de sa main libre et sans déchausser un étrier, ne sont que symboliques dans
l’évocation du dressage d’un cheval. (Nous c'est pas tout à fait comme ça qu'on s'y prend avec les poulains ... mais bon ... ils connaissent déjà
l'attelage ... ça doit être ça la grosse différence)
Au passage, vous savez comment les Sioux domptaient leurs chevaux ? Ils prenaient l’habitude de souffler dans les naseaux de leur jeune poulain pour l’habituer à
reconnaître son maître (moi je fais ça avec ma ptite Oc' !! et même qu'après elle fait une mimique bizarre qui s'appelle le ... et si quelqu'un peut
m'aider ... je veux bien !) , ce qui implique de s’approprier et choisir très tôt sa future monture. N’en profitez pas pour tenter de me souffler dans les naseaux hein,
Pégase n’appartient plus à personne …
Pégase
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